Farman-F.60  goliath                  

Farman F.90

année 1921 Farman-F.120 jabiru (f.121)

Vue d'un Farman F.90 (photo : Gallica - Très Sport, décembre 1922 ) Vue d'un biplan Farman F.90, immatriculation F-FARG, numéro 3.

Le Farman F.90 était un biplan de transport de passagers doté d'un unique moteur, d'une capacité de six passagers, avec un pilote. Il fut développé et construit en France au début des années 1920, gagna quelques compétitions de cette époque, mais malgré ces bons résultats, ne fut finalement pas mis en production.

La cellule était de construction bois, avec un fuselage d'une forme assez large, à flancs plats et partie supérieure légèrement arrondie. La cabine était largement vitrée, avec quatre fenêtres de chaque coté, placées presque au niveau du bord d'attaque, à l'avant, et s'étendant au delà du bord de fuite, à l'arrière. Le pilote était logé dans un cockpit ouvert situé en arrière du compartiment des passagers, dans une position surélevée qui procurait une bonne visibilité passant en dessous du plan supérieur.

Les ailes de forme rectangulaire, montées sans dièdre, n'étaient pas étagées et les ailerons étaient disposés uniquement sur la supérieure. Les deux plans étaient reliées par une paire de mâts d'entre plans de chaque côté, et ces derniers étaient montés simplement en parallèle. Le plan supérieur était assez éloigné de l'inférieur, et était relié à la cellule par quatre mâts de cabane verticaux. L'empennage était fixé en partie supérieure du fuselage, il comprenait une dérive triangulaire portant une gouverne de direction ayant la même inclinaison, mais montée avec un déplacement vertical, ce qui produisait une rupture de continuité sur le bord d'attaque. Le train d'atterrissage conventionnel fixe était formé d'un élément principal portant deux roues placées au niveau du bord d'attaque des ailes, complété d'un patin de queue. Le moteur initial était un neuf cylindres en étoile Salmson AZ 9 de 260 ch entraînant une hélice bipale, et soigneusement couvert par un capot formant une courte partie avant. Le F.90 de base doté d'un moteur radial Salmson, fut aussi décliné en une variante F.91 équipée d'un propulseur de même architecture Bristol Jupiter d'une puissance de 380 ch, et construite également en un unique exemplaire.

Le premier vol de cet appareil fut réalisé en 1921, et les essais furent menés par la suite, avec comme pilotes Lucien Coupet (1888-1969), et Jules Landry (1890-1971). Cet appareil fut engagé dans plusieurs compétitions, et en novembre 1922, il participa au Grand Prix des Avions de Transport, sur le terrain du Bourget, région parisienne, France. La course était effectuée sur deux journées, avec un parcours en plusieurs tours faisant, pour chaque jour, une longueur de 600 km, et l'avion devait emporter au moins deux hommes d'équipage et une charge marchande. Parmi les critères de classement retenus, on trouvait la vitesse, la sécurité de vol, la puissance moteur requise par passager, l'emploi de la téléphonie sans fil, et les épreuves comprenaient le démarrage des propulseurs en vol et au sol, et les manoeuvres de départ et d'atterrissage. Face à des concurrents, comme un quadrimoteur Caudron C.74, immatriculation F-ESAB, numéro 1, un bimoteur Grand Express aériens (Express Mureaux, numéro 5, licence appareil britannique Vickers Vimy), et également le Breguet 20, immatriculation F-ESBH, numéro 4, pilote Robert Thiéry, le Farman F.90, immatriculation F-FARG, numéro 3, piloté par Lucien Bossoutrot accompagné du mécanicien Henri Carol, gagna le concours. Le premier jour, le pilote avait effectué le parcours en un peu plus de quatre heures et sept minutes, escale comprise, le deuxième, seul concurrent encore en course, il mit quatre heures et onze minutes, soit une vitesse moyenne d'un peu moins de 145 km/h (90 mph).

Le F.90 fut aussi engagé dans la Coupe d'aviation Zénith, une épreuve de consommation créée par la société de carburateurs portant ce nom. Cette compétition qui dura jusqu'en 1935 (dernier vainqueur Maurice Arnoux sur un Caudron-Renault), était déclinée en deux versions, l'une ouverte aux appareils civils, et l'autre réservée aux avions militaires. En juillet 1923, le trajet de la coupe était la liaison sans escale de Paris (Orly) jusqu'à Lyon (Bron), et retour, soit une distance aller de 380 km (240 miles), et Lucien Bossoutrot accompagné de son mécanicien gagna la compétition, sur le F.90 immatriculé F-FARG, numéro 7, moteur Salmson de 260 ch, à la vitesse moyenne d'environ 130 km/h (80 mph), tout en respectant les critères imposés de charge utile (lest), vitesse et consommation. En 1924, le vainqueur fut Jules Patin accompagné du mécanicien Lebourg sur un Caudron C.127, numéro 6, à moteur Gnome-Rhône de 80 ch. En 1926, le gagnant fut Maurice Drouhin sur le Farman F.70 (F.91 ?) immatriculé F-AGDE, numéro 2, à moteur Bristol Jupiter de 420 ch.


Sources partielles : site web Wikipedia, et Gallica.

FARMAN F.90         
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 260 ch                Salmson 9Z                                        
Envergure/Span 14,03 m (46 ft 0.4 in) Longueur/Length 9,30 m (30 ft 6.1 in) Hauteur/Height 3,86 m (12 ft 8 in) Poids total/Weight 2.350 kg (5,180 lb) 
Vitesse/Speed 180 km/h (110 mph)                  Plafond/Ceiling                      Autonomie/Range 700 km (430 miles)   Endurance/Endurance                     


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